Excite

Un "Shazam anti-nazi" pour lutter contre l’apologie musicale du Troisième Reich

L’Allemagne interdit dans sa Constitution la glorification du nazisme. Un délit qui concerne également les chansons néonazies. Elke Monssen-Engberding, qui dirige l’agence gouvernementale chargée de suivre de près la musique fasciste, assure que douze cent cinquante chansons sont répertoriées sur la « liste interdite ».

Mais la tâche de cette brigade spéciale n’est pas si facile. Car, si certains « compositeurs » ont du mal à cacher leur affiliation au néonazisme, d’autres en font l’apologie entre les lignes, ce qui empêche les autorités d’agir. C'est l'augmentation du nombre de web-radios d'extrême droite en 2011 et 2012 qui a donné l'idée aux responsables saxons de développer ce nouveau logiciel.

Pour faciliter le travail des policiers allemands, les autorités envisagent sérieusement de développer une application mobile pour détecter en quelques secondes la musique néonazie, rapporte le Spiegel, un logiciel surnommé le « Shazam nazi », en référence au service pour smartphone qui permet d’identifier une chanson en quelques secondes. D’après le quotidien allemand, les ministres de l’intérieur des seize Etats fédérés devraient prochainement se rencontrer pour discuter de cette nouvelle méthode. Les autorités allemandes espèrent pouvoir ainsi repérer et fermer les web-radios qui passent ces chants de propagande interdits.

Mais ce Shazam nazi pourrait ne jamais voir le jour. Les avocats doivent en effet déterminer si cette méthode relève de la surveillance audio. Car, comme le souligne The Daily Dot, « les Allemands n’aiment pas franchement être espionnés par leur propre gouvernement – un autre héritage de l’époque nazie».

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017