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Téléchargement illégal : les Français mal informés

Le téléchargement de fichier en ligne, ainsi que le streaming sont devenus des pratiques courantes. Regarder un film, un match de foot ou la finale de Wimbledon est possible, à l'aide d'un logiciel ou en se connectant à un site spécialisé. Pourtant, depuis la sévère intervention du FBI sur le site Megaupload, nombreux sont ceux qui craignent les conséquences d'un téléchargement illégal.

En 2009, Hadopi, une autorité qui est responsable de s'assurer de la légalité des diffusions d'oeuvres et du respect de la protection des droits sur Internet a été mise en place. Son rôle est de mettre en place un dispositif de riposte graduée afin de dissuader les internautes de poursuivre leurs téléchargements illégaux.

Mais une étude réalisée par l'Université de Rennes prouve que les Français ne connaissent pas aussi bien le rôle et surrestiment les capacités de surveillance d'Hadopi. Il faut savoir que le système de réponse graduée fonctionne de la manière suivante :

  • - 1ère infraction constatée : l'internaute reçoit un e-mail d'avertissement
  • - 2nde infraction : nouvel e-mail d'avertissement accompagné d'une lettre recommandée (si récidive dans les 6 mois)
  • - 3ème infraction : amende et suspension d'un mois au maximum de l'abonnement Internet

En 3 ans, un million d'internautes auraient selon Hadopi reçu le premier e-mail. Un peu moins de 100 000 auraient reçu la lettre recommandée et 314 le troisième avertissement. Les dossiers de ces derniers sont passibles d'être transmis à la justice.

L'étude de l'Université de Rennes débouche sur des conclusions surprenantes. Par exemple, 12% des sondés craignent des répressions pour une simple copie de fichier illégal provenant d'une clé USB. Il faut savoir qu'Hadopi ne peut que contrôler les technologies peer-to-peer, et non pas les sites de stockage, par exemple. Il faut donc faire particulèrement attention si l'on utilise des sites comme eMule-project, Lime Wire, IMesh ou Phex.

Hadopi a donc plutôt une fonction de mise en garde que de répression pure et simple. D'ailleurs, seulement 2.7 % des personnes ayant pris part au sondage de l'Université ont reçu un avertissement. Ce pourcentage est bien inférieur à la perception des internautes, qui ont évalué à 36 % le risque qu'Hadopi détecte un téléchargement illégal.

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