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Microsoft s'installe à Paris

Microsoft a décidé de mettre les bouchées doubles pour rattraper Google sur Internet. Steve Ballmer, le successeur de Bill Gates à la tête du géant du logiciel, a annoncé hier que la firme allait investir dans trois pays d'Europe pour doper son moteur de recherche: la France, l'Angleterre et l'Allemagne. Le groupe américain va ouvrir un centre technologique européen entièrement dédié à la recherche sur Internet, le search qui concentre près de la moitié des investissements publicitaires sur le Web dans le monde.

Le président de Microsoft le reconnaît volontiers: «Dans le domaine de la recherche sur Internet, nous sommes les challengers, pas les leaders. Mais il y a tellement de place pour l'innovation». Il est vrai qu'avec moins de 10% de parts de marché, Live Search, le moteur de recherche de Microsoft, ne parvient pas à concurrencer sérieusement Google qui règne sur 70% de cette activité extrêmement lucrative.

Ouverture en mars 2009

Dès le printemps prochain, ce centre à trois têtes devrait employer une centaine d'ingénieurs et «plusieurs centaines» dans les années à venir, a déclaré Steve Ballmer sous le regard bienveillant de Christine Lagarde, la ministre de l'Économie, et d'André Santini, le maire d'Issy-les-Moulineaux où se situera le nouveau siège français de Microsoft, dont une partie sera consacrée au centre technologique.

Steve Ballmer, qui n'a pas voulu dévoiler le montant de cet investissement, a rappelé l'importance de l'Europe pour Microsoft: «C'est plus de 13'000 employés et un tiers de l'ensemble de nos revenus. Hors des États-Unis, l'Europe est en tête en termes d'investissement dans le domaine de la recherche et développement, suivie par la Chine et l'Inde», a souligné le président de Microsoft.

Le groupe pourrait dans un deuxième temps élargir son centre technologique à d'autres pays dont la candidature a été repoussée. D'autant que Microsoft a compris que le marché du search n'était pas global mais local. «Nous avons constaté en Chine, au Japon et en Corée que le recrutement de chercheurs locaux avait permis d'améliorer nos performances, souligne Jordi Ribas, le directeur du centre technologique européen. Pour que les recherches soient pertinentes, elles doivent largement faire appel à la culture et la langue du pays concerné».

Mais Microsoft recrute également de la matière grise au fil des acquisitions. Il a mis la main sur le norvégien Fast, l'allemand Ciao, l'anglais MultiMap, les américains Jellyfish, TravelCast et Power7 et le français ScreenTonic. Autant de start-up en pointe dans l'Internet fixe et mobile.

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