Excite

La Croix-Rouge souhaite punir les crimes de guerre dans les jeux vidéo

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) s’intéresse aux crimes de guerre dans les jeux vidéo. Mais plutôt que d’interdire les contenus sulfureux, la célèbre ONG souhaite que les crimes de guerre virtuels ne restent pas sans conséquence dans les univers virtuels.

« Les jeux vidéo qui représentent des champs de bataille sont devenus très proches de la réalité et il devient très difficile de faire la différence entre de vraies images et celles tirées de jeux vidéo », explique François Sénéchaud, responsable Intégration et promotion de la loi au CICR au micro de la BBC. « Nous pensons que s'ils deviennent aussi proches de la réalité, il faudrait aussi y inclure les règles régissant les conflits armés ».

Le droit international interdit par exemple de viser des civils ou de torturer un prisonnier. La Croix-Rouge aimerait que pareilles actions ne soient pas synonymes de victoire dans les jeux vidéo, comme par exemple « Call of Duty ».

Est-ce possible? L’ONG a travaillé avec le studio Bohemia Interactive, connu pour sa série de simulations militaires « Arma», afin que les mécanismes de jeu respectent le droit de la guerre et les Conventions de Genève. Un joueur qui exécute des civils en présence d’alliés est immédiatement neutralisé par ces derniers.

« Notre but n’est pas de diminuer le plaisir des joueurs avec des pop-ups affichant des textes de loi, explique le CICR dans un récent communiqué. Nous souhaitons que le droit en matière de conflit armé soit intégré dans les jeux afin que les joueurs aient une expérience réaliste des dilemmes auxquels doit faire face un vrai combattant sur un vrai champ de bataille. »

La Croix-Rouge assimile les jeux de guerre à un drill (exercice militaire). Au-delà des joueurs assis sur leur canapé, elle espère sensibiliser les soldats amateurs de jeux et ainsi que les futurs soldats au respect du droit.

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017