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Jeux vidéo d’occasion : un avenir incertain

Les jeux vidéo d’occasion sont d’avantage plébiscités que les jeux en téléchargement légal. Toutefois, les joueurs invétérés seront contraints d’opter pour l’acquisition de jeux neufs en magasin ou sur les sites marchands dès lors qu’ils possèderont une console nouvelle génération. En effet, certaines d’entre elles ne devraient plus permettre de lire les jeux vidéo d’occasion que sous certaines conditions payantes. Ce qui semble être le cas de la future console Xbox 720. Une façon de lutter contre le marché de la revente.

La popularité des jeux vidéo d’occasion a fait que de nombreux adeptes ont trouvé le moyen de se divertir sans se ruiner. D’après les dernières enquêtes sur la question, il s’avère que 70 % des joueurs réguliers préfèrent acheter des jeux vidéo d’occasion que de télécharger des jeux sur les plateformes. Si les jeux vidéo d’occasion séduisent les accros de la manette, il n’en reste pas moins que de nombreux joueurs optent dorénavant pour les jeux vidéo neufs dès leur mise sur le marché.

La prochaine console Microsoft pourrait provoquer des déceptions chez les joueurs comme chez les revendeurs. Selon certaines rumeurs, la Xbox 720 n’accepterait pas les jeux d’occasion. Chaque jeu serait associé à un code unique attribué à vie selon le profil du joueur et qui nécessiterait un accès permanent à Internet avec la même adresse IP. Ce qui rendrait l’accès au jeu impossible de toute autre manière, à savoir par connexion Internet autre que celle d’origine. Ce qui supprimerait toute possibilité de prêt ou de revente du jeu.

Que l’on se rassure : il sera toujours possible de se procurer certains jeux vidéo d’occasion. En cas de revente, le nouveau propriétaire devra acheter un autre code d’accès à l’éditeur, comme le fait déjà le service Uplay d’Ubisoft qui facture chaque nouveau code. Mais, avec ce dispositif, il est certain que le marché de la revente de jeux vidéo sera limité.

Le marché de l’occasion du jeu vidéo de plus en plus menacé

Avec une telle politique, les grandes enseignes dont la principale activité est la vente de jeux vidéo d’occasion risquent d’éprouver des difficultés à maintenir leur chiffre d’affaire. C’est le cas de GameStop, propriétaire du groupe Micromania, qui réalise aujourd’hui 48 % de bénéfice grâce aux jeux vidéo d’occasion.

Dans de telles conditions, les particuliers qui désireront céder leurs jeux adaptés aux consoles nouvelle génération auront certainement beaucoup de difficultés à trouver preneur.

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